Une vraie réforme fiscale, lisible, qui favorise l’adhésion à l’impôt

Sans impôt, pas de service public : hôpital, Education nationale, aides sociales…

En France, la redistribution joue un rôle important dans la réduction de la pauvreté : selon la fédération CFDT des finances, « le taux de pauvreté en France est ramené de 22 % à 14,1 % après redistribution, soit 5 millions de personnes qui sortent du seuil de pauvreté » L’impôt est donc déterminant pour la solidarité nationale et la cohésion sociale.

François Hollande promettait en 2012, une grande réforme fiscale… qui n’a pas eu lieu. Emmanuel Macron a pris des mesures (remplacement de l’ISF par l’IFI, prélèvement forfaitaire unique sur les revenus du patrimoine) qui, de l’avis même de l’INSEE, profitent principalement aux 350 000 ménages les plus aisés (+ 10 000€/an en moyenne). Il s’agit, ajoute la Fondation Jean Jaurès, de la baisse d’impôt par contribuable la plus forte jamais réalisée en France. Ajoutons que les revenus du capital sont désormais taxés à 30 % maximum en France contre plus de 56 % pour les revenus du travail.

La crise sanitaire que nous traversons a mis en évidence le caractère essentiel, indispensable, de certaines professions. Et, le caractère moins nécessaire d’autres fonctions bien mieux rétribuées et moins taxées.

On attendait le 2ème temps du quinquennat, celui de la redistribution. Et si – enfin – la grande réforme juste, lisible, était enfin mise en œuvre ? Et si les revenus du capital servaient autant que ceux du travail à l’essentielle redistribution et aux services publics ? Et si la rente (donations et successions incluses) était moins privilégiée que le travail ?

La réponse est, comme souvent, dans la question. Une grande réforme, claire, compréhensible, juste favorise l’adhésion à l’impôt. C’est un vecteur essentiel de cohésion démocratique, et une urgence.

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