Une « objethèque » dans chaque commune

On connait les bibliothèques et les médiathèques. Connaissez-vous les bibliothèques d’objets ?

Sachant que le temps moyen d’usage d’une perceuse est de 12 minutes sur toute sa durée de vie. Pourquoi ne pas aller l’emprunter ? C’est le principe de l’économie de la fonctionnalité qui privilégie l’usage à la propriété.

Table à tapisser, ponceuse, machine à coudre, nettoyeur vapeur, service à raclette, rabots électriques, tondeuses à gazon… Ces bibliothèques d’objets (idéalement placées à proximité des ressourceries) permettent de retrouver du pouvoir d’achat, d’économiser les ressources, de réduire les déchets et de gagner de la place dans les logements.

L’investissement, au niveau d’une collectivité est minime, voire indolore. Et ces « objethèques » sont également créatrice de lien social. Une idée à inscrire dans les programmes des prochaines municipales dès la sortie du confinement ?

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2 commentaires sur “Une « objethèque » dans chaque commune”

  1. C’est une jolie idée ! Ca propose une solidarité et s’émancipe de la logique de rentabilité. Il y a déjà plein d’associations qui font ça, mais à petites échelles: prêt de matériel de bricolage, assos à dimension artistique. Peut-être faudrait-il imaginer de mettre en relation ces assos dans les villes où elles existent déjà, plutôt que de créer ces objethèques? On pourrait même imaginer que des magasins de type magasin de bricolage, de peinture, cuisine, etc, prêtent (ou louent) du matériel à ces structures.

  2. Laisser agir le monde associatif pourrait être bien oui, ce n’est certes pas moi qui dirait le contraire! En même temps, que cela soit géré au niveau d’une objethèque municipale aurait l’avantage d’être simple et standardisé. C’est bien de laisser la liberté d’agir, mais cela conduit aussi à une démultiplication des initiatives, à un éparpillement des structures et risque finalement de déboucher sur un complexification et une moindre efficacité! C’est une tendance globale lourde (et de plus en plus forte avec les libéralisations et déréglementations) que je ressens dans tous les domaines (électricité, trains, téléphones…).

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