Autosuffisance alimentaire

Il y a la faim dans les pays pauvres.

Il y a les déforestations massives pour les plantations industrielles de palmier à huile et de soja et les désastres écologiques qui en découlent.
Il y a la monoculture, l’agriculture intensive, avec leurs conséquences nocives pour l’environnement et la santé.
Il y a la malbouffe, de plus en plus forte dans tous les pays.
Il y a l’industrie agroalimentaire, son lobbying actif, agressif, souvent victorieux, qui dicte ses lois au politique, détournant et corrompant le bon fonctionnement démocratique.
Pour transformer notre pays et le monde, l’implication de tous les échelons de nos sociétés est nécessaire. Le simple citoyen, la commune, le département, la région, la nation et le monde en entier, par ordre croissant, doivent être impliqués (sans parler des associations, ONG, syndicats, partis politiques…).
Plus on est en bas de l’échelle, plus l’action est facile… mais son impact limité.
Plus on est en haut, plus l’impact est conséquent… mais l’action difficile.
Les problèmes évoqués ci-dessus sont tous liés. Ils ne seront évidemment pas réglés par une seule mesure, d’un coup de baguette magique! On peut et on doit, sur ce sujet comme sur tous les autres, agir à tous les échelons, mais une mesure adoptée au niveau mondial leur donnerait un très gros coup de frein: ce serait l’adoption par les instances internationales du principe, fondamental et préalable à toute autre considération économique ou financière, de l’autosuffisance alimentaire de chaque pays ou de chaque état (en fonction de ses ressources naturelles, bien entendu).
Ce serait un pas énorme… mais qui pose un autre problème, celui du fonctionnement des différentes instances internationales. L’Union Européenne, la BCE, l’ONU, le FMI, l’OMS, la banque mondiale, l’OTAN, le G20… posent tous de graves problèmes de légitimité, qui pour son manque de transparence, qui pour son manque de démocratie, qui pour son rôle dictateur en terme de choix économiques des pays membres, qui par sa soumission aux intérêts du monde de la finance, qui pour son impuissance à opérer des améliorations (vétos, blocages de pays membres influents), qui pour la légitimité même de son existence (pourquoi le G20, ce club de pays riches qui se réunit pour défendre ses privilèges… mais contre qui? Pourquoi l’OTAN, vestige de la guerre froide, à vocation plus guerrière et impérialiste que pacifiste et humaniste?)…
Je ne suis pas économiste ni spécialiste en diplomatie et politique internationale, mais je pense que l’on n’arrivera à rien d’efficace et de durable sans une refonte totale de ces institutions internationales.
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